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François Hollande veut « écouter les peuples » qu’il commence par écouter les français…et vite…

Ce que les dirigeants des pays européens ne voulaient pas voir, ce qu’ils niaient quoiqu’ils le sachent et qui est là, maintenant, comme le nez au milieu de la figure européenne, c’est que les peuples ne veulent pas de la logique de cette Europe. Ils ont bonne mine aujourd’hui ceux qui, avec des trémolos dans la voix, nous parlent du beau projet européen de paix et de coopération. Ce n’est pas pour cela qu’elle a été construite mais pour un grand marché du capital, de l’âpre concurrence capitaliste dans la guerre économique mondiale. jourd’hui ceux qui, avec des trémolos dans la voix, nous parlent du beau projet européen de paix et de coopération. Ce n’est pas pour cela qu’elle a été construite mais pour un grand marché du capital, de l’âpre concurrence capitaliste dans la guerre économique mondiale.
Jamais cette Europe n’a été voulue comme une Europe des peuples et du progrès social et les belles paroles d’aujourd’hui ne collent pas avec les faits. Monsieur le président, comme disait Boris Vian, hier encore des dizaines de milliers de manifestants ont exprimé leur exigence de retrait de la loi travail, la votation citoyenne en cours a déjà recueilli des centaines de milliers de signatures, cette loi est rejetée par une large majorité des Français. Monsieur le président, si vous voulez entendre les peuples, commencez par le nôtre, par le vôtre. Ça s’appelle la démocratie.
Extraits de l’édito de Maurice Ulrich dans l’humanité de ce jour

Inventer l’Europe des peuples…pour et avec les peuples…

Après les rejets exprimés dans les référendums grecs, néerlandais et français, le vote anglais signifie que la coupe est pleine !
Le choix souverain du peuple britannique doit être respecté sans chantage, sans menaces de représailles. Nous nous tiendrons à ses côtés dans le combat contre l’austérité renforcée, le chômage, la précarité et la pauvreté. Tenter de le punir pour en faire un exemple, comme ce fut le cas avec les Chypriotes puis les Grecs, ne ferait qu’attiser les tensions et les divisions. Si du feu de l’intégration capitaliste européenne ne doivent pas resurgir les pires nationalismes exacerbés par les guerres économiques, cela implique que les chefs d’État comme les institutions européennes prennent la mesure de l’ampleur de la faillite du projet austéritaire européen. Leurs volte-face, leurs postures, leurs proclamations et agitations ne feront pas oublier qu’ils l’impulsent, en dehors des attentes des peuples et contre eux.
Extraits de l’édito de Patrick Le Hyaric député européen, directeur de l’humanité …

Un coup de force…et une retraite!

Manuel Valls avait à nouveau choisi l’épreuve de force. La confrontation a mal tourné pour le premier ministre. La résolution des syndicats et la protestation des démocrates l’ont contraint à reculer en catastrophe et à renoncer, en tout début d’après midi,à une atteinte majeure aux libertés publiques. Retraite en désordre qui rappelle le diagnostic de Philippe Martinez d’« un gouvernement aux abois ». L’affaire n’est pas close. Comment ne pas s’interroger devant ce naufrage? Fanatisme ordo-libéral ? Volonté de briser les ressorts de gauche quitte à laisser gagner la droite en 2017 ? Enfermement dans une posture de rigidité qui confine à l’arthrose ? La rupture des gouvernants avec le pays réel atteindra à coup sûr un seuil critique si, envers et contre tous, ils n’entendent pas la voix de la raison qui exige de cesser l’examen par le Parlement de cette loi réactionnaire. Aujourd’hui, les manifestations, autour d’une Bastille reprise et en province, le proclameront plutôt deux fois qu’une, avec le sentiment d’avoir marqué un point et celui de profiter pleinement d’une liberté sauvegardée.
Extraits de l’édito de Patric Apel Müller dans l’humanité de ce joir

Hollande et Valls sombrent dans une dérive ultra droitiere

Le marchandage entamé hier par la préfecture de Paris ­ autrement dit l’exécutif en droite ligne ­ se révèle honteux. L’idée ? Que la manifestation de demain se transforme en un rassemblement statique, comme si le surplace offrait une garantie de sécurité. Bref, une sorte de « fan-zone syndicale ». Et pourquoi pas un pique-nique au Champ-de-Mars les soirs de matchs, avec en prime un rabais sur les tarifs des bières estampillées UEFA ? Grotesque. Le refus des syndicats a été catégorique, d’autant que des manifestations se dérouleront sans problème dans d’autres villes de France… Depuis trois mois, Hollande et Valls s’échinent à embraser le pays, seuls comptables du blocage qu’ils pourraient lever immédiatement s’ils suspendaient le débat parlementaire et ouvraient des négociations. Ils ont maintenant sombré dans une dérive qu’il convient de qualifier : ultra-droitière.
Extraits de l’édito de Jean Emmnuel DUCOIN dans l’humanité de ce jour

Valls indigne de la fonction….

Tout auditeur de France Inter, hier, a dû se demander dans quel pays il vivait en ce moment et qui était donc ce premier ministre à la haine si tenace que chacune de ses phrases nous renvoyait aux pires époques de notre histoire contemporaine. Le visage de Manuel Valls était fielleux.
Répondant à un auditeur qui s’étonnait de son animosité envers la CGT, l’hôte de Matignon osa le parallèle entre la mort atroce des deux policiers et le conflit social en cours. Une instrumentalisation scandaleuse et irresponsable. Quant aux mots qui accompagnaient son attitude gestuelle empreinte de morgue, ils portaient la marque de la bassesse, de l’infamie et du déshonneur.
Extraits de l’édito de Jean Emmnuel DUCOIN dans l’humanité de ce jour

«LA GAIETÉ QU’ON ATTEND À L’EURO, ON NE L’ATTEND PAS QUE PENDANT L’EURO»

François Hollande aime le foot et ne manque pas de le faire savoir. Tout ses ministres, soyons-en sûrs, aiment aussi le foot, les élus de tout bord aiment le foot, les restaurateurs et les hôteliers aiment le foot, mais voilà, les grévistes, les grévistes de tout poil, des cheminots aux éboueurs en passant par les pilotes, aiment-ils le foot ? Question stupide.
Mais on pourrait en douter au regard des commentaires et pronostics qui, à jet quasi continu, voudraient vouer à l’opprobre ceux qui, nous assène-t-on, risquent de troubler la fête.
Comment ne pas voir à l’inverse le cynisme de ceux qui, hier, instrumentalisaient la pluie et instrumentalisent aujourd’hui l’Euro pour détourner l’attention d’une loi travail toujours rejetée par la majorité des Français, comme elle le sera encore dans la rue, le 14 juin ? Et qui, plus que ce peuple-là, peut rêver d’un Euro heureux juste avant des vacances en paix, au terme d’une année si dure, si éprouvante ?
Depuis deux mois, cette France qui travaille, qui s’inquiète pour son avenir et celui de ses enfants, qui refuse la régression sociale et qui aime le foot, cette France populaire a mis la loi hors jeu. Le président a le pouvoir de sortir le carton rouge en la sortant du terrain. Alors les parties seront plus belles pour la France.
LA CGT DÉFEND LA FÊTE « LA CGT SOUHAITE QUE L’EURO SE DÉROULE COMME UNE VRAIE FÊTE POPULAIRE DANS LES STADES COMME DANS LES FAN-ZONES. » PHILIPPE MARTINEZ, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT.
Extraits de l’édito de Maurice Ulrich dans l’humanité de ce jour, et l’article signé Aurélien Soucheyre