François Hollande aime le foot et ne manque pas de le faire savoir. Tout ses ministres, soyons-en sûrs, aiment aussi le foot, les élus de tout bord aiment le foot, les restaurateurs et les hôteliers aiment le foot, mais voilà, les grévistes, les grévistes de tout poil, des cheminots aux éboueurs en passant par les pilotes, aiment-ils le foot ? Question stupide.
Mais on pourrait en douter au regard des commentaires et pronostics qui, à jet quasi continu, voudraient vouer à l’opprobre ceux qui, nous assène-t-on, risquent de troubler la fête.
Comment ne pas voir à l’inverse le cynisme de ceux qui, hier, instrumentalisaient la pluie et instrumentalisent aujourd’hui l’Euro pour détourner l’attention d’une loi travail toujours rejetée par la majorité des Français, comme elle le sera encore dans la rue, le 14 juin ? Et qui, plus que ce peuple-là, peut rêver d’un Euro heureux juste avant des vacances en paix, au terme d’une année si dure, si éprouvante ?
Depuis deux mois, cette France qui travaille, qui s’inquiète pour son avenir et celui de ses enfants, qui refuse la régression sociale et qui aime le foot, cette France populaire a mis la loi hors jeu. Le président a le pouvoir de sortir le carton rouge en la sortant du terrain. Alors les parties seront plus belles pour la France.
LA CGT DÉFEND LA FÊTE « LA CGT SOUHAITE QUE L’EURO SE DÉROULE COMME UNE VRAIE FÊTE POPULAIRE DANS LES STADES COMME DANS LES FAN-ZONES. » PHILIPPE MARTINEZ, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT.
Extraits de l’édito de Maurice Ulrich dans l’humanité de ce jour, et l’article signé Aurélien Soucheyre