Entendre depuis plusieurs jours le mot « otage », à l’heure de Boko Haram, était déjà indécent. Mais hier, le porte-parole du CAC 40 a franchi un pas. Pierre Gattaz a usé du terme « terroristes ». Oser comparer la CGT aux tueurs qui ont semé la mort dans le pays l’an passé : c’est ignoble. Ce même mot résonne avec un écho d’autant plus sinistre qu’il fut celui employé à l’égard d’un Jean-Pierre Timbaud et de tant d’autres de ses camarades fusillés, torturés ou déportés. Leur combat, à ces hommes et à ces femmes, avait ouvert le Front populaire, voici quatre-vingts ans, et permis les avancées sociales de 1946 qui leur ont survécu. Jusqu’à l’offensive actuelle qu’incarnent ce projet de loi travail et l’obstination à le maintenir.
Extraits de l’éditorial de Michel GUILLOUX dans l’humanité de ce jour

L’indécence des saillies du président du Medef est proportionnelle à l’appétit sans borne de ses mandants, qui rackettent les fonds publics du pays, étranglent la recherche et l’investissement, tuent l’emploi, à seule fin de l’accroissement sans fin de leurs dividendes. Cela aussi « sent le moisi ».