quelques heures d’intervalle, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, se prononçait pour la suppression de l’impôt sur la fortune et Bruno Le Maire, prétendant à la candidature LR, prônait la réduction de l’impôt sur le capital de 60 à 25 %. Les chevau-légers du libéralisme s’accordent pour sabrer les droits sociaux et débarrasser les ultra-riches de l’obligation de reverser un peu de ce qu’ils ont amassé sur le dos des salariés. L’un tourne dans le manège gouvernemental ouvert par un François Hollande, séduit par ce banquier qui n’aime pas la gauche. L’autre se dresse sur ses étriers pour prendre la tête d’une restauration. Ils vont l’amble, même pas, même credo. Les décombres du quinquennat, les désarrois populaires, leur semblent l’occasion à saisir pour ruiner le modèle social français. Ils sont pressés, craignant que les mouvements contre la loi El Khomri, les Nuits debout, la recherche d’une alternative progressiste à la crise de régime les prennent de vitesse.
Extrait de l’éditorial de Patrick Apel Müller dans l’humanité de ce jour