Panique au PS

Panique au PS

Tout le monde n’apprécie pas les dimanches. L’Élysée et Matignon ont vécu dans l’angoisse la journée d’hier. François Hollande et Manuel Valls ont soupesé ce qu’il fallait modifier pour ne rien changer à la loi sur le travail. Ici une formulation, là une légère concession… pour respecter le bon de commande du Medef et tenter de désamorcer la colère. Les comptes ont été faits au lendemain du 9 mars : le premier temps fort de la mobilisation, le 9 mars, a été bien supérieur à son équivalent lors du CPE ; les organisations syndicales les moins combatives n’ont pas fait recette samedi ; de nouvelles journées de grèves et de manifestations sont programmées les 17 et 31 mars ; l’opinion rejette majoritairement le projet El Khomri. Le socle politique sur lequel s’appuie l’exécutif est lui-même en cours de fracturation et la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis enjoignant aux responsables socialistes de s’aligner derrière le président de la République traduit de la panique.
Texte tiré de l’édito de Patrick Appel Muler dans l’humanité de ce jour

Michel Barrier

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