«François Hollande ne différencie pas l’acceptation de l’union économique et monétaire de celle du capitalisme : « Le seul débat qui compte ­ et il a été posé par le groupe communiste ­, c’est de savoir si nous acceptons les règles du capitalisme international ou si nous ne les acceptons pas », déclarait-il à l’Assemblée nationale en mai 1992. Lui a choisi. Comment s’étonner en lisant cela qu’il n’ait pas tenu sa promesse de campagne de renégocier le pacte budgétaire européen dès son arrivée à l’Élysée ?
Depuis son entrée en politique, chaque action de François Hollande concourt à justifier la politique du « There is no alternative », emprunté à Thatcher. Comme son modèle avant lui, il fait un calcul d’autant plus dangereux qu’il a favorisé le discours « antisystème » de l’extrême droite : 14,38 % pour Le Pen à la présidentielle de 1988. Le début d’un jeu dangereux dont la partie court encore. Jusqu’en 2017?