est bien la figure la plus singulière de la galerie du pouvoir, l’archétype du libéralisme justifié par la « branchitude » qui sert de bréviaire au cercle qui gouverne. « Continue, vas-y, Emmanuel », l’encourageait dimanche le premier ministre sur une radio. Notre sémillant banquier ne se l’est pas fait répéter. Il sait qu’il craint peu de chose. Certes, les électeurs attachés à la gauche le détestent. Mais il a pour lui une forme implacable de logique : il porte à sa conclusion la dérive droitière du tandem qui gouverne. Nul doute que, dans les mois qui viennent, il puisera dans le catalogue de déréglementations et de régressions que peut lui fournir l’Ifrap ­ institut patronal consacré à combattre les services publics et toute notion d’égalité ­ de quoi ciseler une nouvelle vague de macronneries 3.0.
Tiré de l’éditorial de Patrick Apel Müller dans le quotidi n l’humanité de ce jour