Tout est bon…. des derniers sondages sur les résultats possibles au soir du premier tour des élections régionales, auX propositions de François Hollande….Chaque jour, les candidats et diri-geants du parti de Marine Le Pen se bousculent sur les antennes des radios et télés. Le pouvoir y a une part de responsabilité.

Face caméra, micros ouverts, les candidats et dirigeants du Front national se relayent dans les médias audiovisuels. Jeudi matin par exemple, Wallerand de SaintJust, candidat en Île-de-France, était sur France Inter. L’auditeur pouvait toujours tenter de se réfugier sur France Info, mais y était invitée… Marion Maréchal-Le Pen. Et ainsi de suite. Le site Internet du FN, qui répertorie (avec des oublis) les passages dans les médias, signale, par exemple mercredi 25, Florian Philippot sur RMC/BFM, David Rachline puis Louis Aliot sur France Culture; le 24, Marion Maréchal-Le Pen sur Radio Classique/CCI, à nouveau Philippot sur RFI puis Europe 1, Wallerand Saint-Just sur France 3, après un passage la veille sur le réseau France Bleu. Etc. D’ailleurs, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a actionné un signal d’alerte en signalant « instamment à l’attention des radios et des télévisions la nécessité de rétablir les équilibres nécessaires ».
Dans le même temps, les choix de François Hollande relayant de fait certaines propositions du FN comme l’armement des polices municipales ou encore l’élargissement des critères de déchéance de la nationalité, place l’extrême droite au centre du jeu. À tel point que lundi, Marine Le Pen a estimé que, quand on voit « en l’espace de quelques heures, le président de la République reprendre les mesures qui sont celles du Front national, il y a un côté étonnant, mais aussi un hommage au FN ». Dès la veille, Marion Maréchal-Le Pen s’était félicitée de ce qu’elle voit comme un « virage à 180 degrés diplomatique sur la Syrie ». De quoi alimenter le chaudron médiatique.
Les récents sondages indiquent certes des évolutions dans le paysage politique et des progrès pour le FN. Mais est-ce une raison pour se complaire dans de tels déséquilibres dans les passages à l’antenne ? Car, jusqu’à plus ample informé, les porte-parole frontistes n’enfoncent pas les portes pour s’installer dans les studios des chaînes nationales ou privées. On se souvient de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes » finalement déprogrammée le 2 octobre dernier, après un tollé consécutif à l’invitation de Marine Le Pen pour la 5e fois en quatre ans. Ce qui faisait s’indigner le lendemain le PCF demandant « de quel droit dispose David Pujadas pour nous imposer cette omniprésence médiatique et FN et de sa prêtresse ». Quoi de neuf depuis sous le soleil d’hiver ? Mercredi, le CSA a haussé le ton. Sans écho sur les ondes.
Gerald Rossi dans l’humanité de ce jour.