Qui a allumé la mèche de ce désespoir sinon une direction qui multiplie les licenciements et cherche à opposer navigants et « rampants » ; sinon un gouvernement qui proclame son amour aux patrons et reste intransigeant aux revendications des salariés ; ou encore un président rallié au libéralisme qui veut réduire ce qui revient au travail pour mieux servir le capital ? Rappelez-vous des cris d’orfraies après un coup de colère des Conti dans une préfecture. Les mêmes trémolos s’étaient fait entendre, puis un silence de plomb avait accompagné les jugements en faveur des ouvriers, leur abandon par le pouvoir et des vies brisées, certaines jusqu’au suicide. La compassion dans les médias dominés par les géants du CAC 40 est une valeur indexée sur la Bourse. De Patrick Apel Müller dans l’humanité de ce jour