Les rideaux de fer » qui prétendent fermer voies terrestres et maritimes aux damnés de la terre du XXIe siècle n’ont aucun avenir….ces « migrants » ils fuient la guerre, les massacres et l’oppression,ils trouvent la mort sur un quai de gare ou une bordure d’autoroute quand ce n’est pas en se noyant dans la Méditerranée. Aucune vie ne mérite de se finir ainsi. Et c’est à ces hommes et à ces femmes, à ces enfants aussi, que vont nos pensées tandis que la nausée monte aux lèvres devant l’abaissement jusqu’au caniveau du débat public. Un PDG d’Eurotunnel, dont l’attitude dans l’affaire FerryLink n’est pas étrangère aux folles tentatives de ces derniers jours, évoque des « invasions à caractère médiatique « pour réclamer encore plus d’argent public.
Mais c’est à la source qu’il faut tarir le mal qui pousse à rechercher un havre de paix celles et ceux qui sont la sève de leurs pays. En faire la liste, c’est établir l’acte d’accusation de l’impéritie des États européens et de l’UE comme de leur propre responsabilité dans les désordres du monde : Afghanistan, Irak, Syrie, Corne de l’Afrique, Soudan, Congo, Sahel…
Ce que la politique a défait, sans discernement et souvent par alignement atlantiste ­ jusqu’à l’actuel exécutif élyséen ­, la politique devrait le repenser. Encore faudrait-il vouloir substituer à la logique de guerre celle de la coopération.