et quelle est la crédibilité d’un gouvernement, qui face à la mobilisation de ceux que sa réforme concerne au premier chef n’a d’autre réponse que de la déclarer « indispensable » en disant qu’elle se fera. Indispensable, mais comment ?
Au nom de l’intérêt supérieur des élèves peut-être quand bizarrement ceux qui sont jour après jour avec eux en jugent autrement et ont d’autres analyses. Le portefeuille de ministre de l’Éducation nationale aurait-il pour vertu de conférer d’un seul coup à celle qui n’en est après tout que la dépositaire, l’omniscience et l’exclusivité de la connaissance de ce qui est indispensable ou ne l’est pas. Une réforme d’une telle ampleur, qui va effectivement influer sur le parcours et le devenir de millions d’enfants mérite bien autre chose qu’un nouveau coup de menton du premier ministre, dont le ton impérieux et les mâchoires crispées commencent, soit dit en passant, à devenir à la fois fatigants et ridicules : « Cette réforme va être mise en oeuvre comme c’était prévu et le décret Sera publié le plus rapidement possible. »Au fond, ce gouvernement qualifié de socialdémocrate n’a plus rien de social et n’est pas démocrate. Réformer le collège, l’éducation nationale, certainement. Mais cela mérite une véritable ambition collective, un véritable travail de fond, associant pleinement les enseignants, les parents d’élèves, sans doute les élèves eux-êmes. Les jeunes ne sont pas sans cervelle.
Laisser un commentaire