Les coups de menton et « l’autorité » martelée par le premier ministre ne relèvent pas de la psychopathologie, quoi qu’il en paraisse. Il s’agit d’un projet politique. L’instrumentalisation éhontée de la terrible tragédie du 7 janvier dernier pour faire taire les débats et les divergences de vues au nom de l’unité nationale en fait partie. Dormez braves gens, l’État veille pour vous. Laisseznous faire. Depuis la semaine passée un nouveau stade est franchi qui tend à une négation du débat politique, du politique même, et à un déni de citoyenneté.
Il faut appeler un chat un chat quand bien même on a du mal à y croire. L’autorité au nom de l’efficacité, l’appel aux sentiments et aux opinions qui seraient attribués au peuple contre des députés qui n’auraient pas le sens du réel ou des responsabilités sont la marque profondément inquiétante d’une dérive populiste et autoritaire.
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