imageDans les pays du Sud fortement touchés par les politiques d’austérité de la troïka, la gauche radicale s’implante dans le paysage.
Quarante-trois députés contre 35… En cinq ans, avec pour locomotive la coalition grecque Syriza, d’Alexis Tsipras (28 % des voix et six députés contre un en 2009 à Bruxelles), la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) continue à se faire de la place dans l’hémicycle. En Grèce même, les communistes du KKE, avec 6 % des votes, gardent leurs deux sièges obtenus cinq ans plus tôt. Soit un total de cinq sièges de plus (huit contre trois) pour les deux forces grecques de la gauche anti-austéritaire. En Espagne, la gauche antilibérale rompt le bipartisme. La coalition écolo-communiste de la Gauche unie (Izquierda unida) se place en troisième position avec 10 % des votes et obtient six sièges contre deux en 2009. Podemos (nous pouvons), une autre formation progressiste issue des mouvements des Indignés, et créée il y a seulement deux mois, arrive en quatrième position, avec 8 % des voix et cinq sièges. Additionnées à celles d’Izquierda unida, les voix de Podemos, susceptible de rejoindre la GUE, permettent à la gauche radicale espagnole d’atteindre 18 % de votes. Ce qui fait de l’Espagne le second pays, après la Grèce, en termes d’implantation politique des forces de gauche progressistes.

 

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