La coalition de droite actuellement au pouvoir comprend dans ses rangs le parti d’extrême droite et néofasciste Svoboda. Cette formation politique appelait encore en 2010 à la lutte armée sur son site officiel. On pouvait y lire : « Pour créer une Ukraine vraiment ukrainienne dans les villes de l’est et du sud (…), il nous faudra supprimer le parlementarisme, interdire tous les partis politiques » et « liquider physiquement tous les intellectuels parlant le russe »… Ce parti, avec ses six ministres, ne cesse de peser dans cette crise et pousse le pouvoir à multiplier les interventions. L’un de ses membres, Andreï Paroubii, aujourd’hui, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, a déclaré qu’après Slaviansk et Kramatorsk « nous allons mener une phase active de l’opération dans d’autres régions du pays où les extrémistes sont présents ». Les autorités européennes demeurent silencieuses concernant Svoboda, depuis son accession aux postes ministériels. Pourtant, le 13 décembre 2012, le Parlement européen avait ouvertement condamné ce parti, estimant que « les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne ». Les parlementaires avaient conclu leur résolution en invitant « les partis à ne pas s’associer, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier ».
http://www.humanite.fr/lenvoi-de-larmee-plonge-lukraine-dans-la-guerre-civile-525281?IdTis=XTC-FT08-AFDISW-DD-KBGH-QUY
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