que l’on nous préparait déjà à ce qu’il serve de prétexte à de nouveaux tours de vis creusant les inégalités. Mais ce que l’on peut constater, c’est que le coût de deux ans de soutien sans faille des États européens à ces mêmes banques aura mobilisé quatre mille cinq cents milliards d’euros d’aides publiques. Cela, c’était avant la «crise grecque». La dette du pays a été gonflée, notons-le au passage, par des opérations douteuses conseillées par des banques telle Goldman Sachs, dont le dirigeant européen vient de succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale?: aucun risque à craindre de ce côté-là pour entamer la logique qui étrangle les peuples. Il est donc urgent de rompre avec ces politiques, dont la première des conditions est que ce pouvoir-là soit défait l’an prochain aux élections présidentielle et législatives. Mais c’est aujourd’hui que la crise frappe. Si l’on ne veut que la désespérance, la division, le populisme xénophobe ne gagnent du terrain, c’est une grande bataille des consciences qui s’engage. Ouvrir le débat national à gauche comme être présent au plus près et avec les victimes d’une politique qui aggrave la crise?: telle est bien l’aune à laquelle Front de gauche et, à ses côtés, Front des luttes démontreront leur utilité dans les mois qui viennent.
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