SAlvador ALLENDE

Sortant les yeux rivés au ciel, il voit les avions bombardant le palais présidentiel. Pinochet, avec l’appui des États-Unis, s’apprête à faire sombrer le Chili dans l’horreur. Une expérience démocratique est écrasée par l’armée.

C’est une des dates les plus noires de l’histoire de la gauche au XXe siècle : il y a 38 ans, le 11 septembre 1973, le putsch de la junte présidée par le général Augusto Pinochet mettait un terme, dans un bain de sang, à trois années d’une expérience sans précédent. Pour la bourgeoisie chilienne comme pour les dirigeants des États-Unis, il fallait briser le rêve de Salvador Allende et de l’Unité populaire – une transition pacifique vers un socialisme démocratique – avant qu’il ne soit trop tard. A tout prix…(Tomás Moulian le monde de septembre 2003)

Ce 11 septembre là, un président socialiste et Marxiste, Salvador Allende, préfère se battre et mourir plutôt que trahir son peuple.Ce 11 septembre , il est 11h58, les avions bombardent le palais présidentiel dans lequel est retranché Salvador Allende. à 13h58 les soldats de Pinochet pénètrent dans le palais. Le président du peuple « el chicho Allende » se suicide. «Mon père a pris la décision de mourir dans un geste de cohérence politique pour défendre le mandat que lui avait remis le peuple», a souligné sa fille, la sénatrice Isabel Allende, au cimetière général.

Depuis 3 ans au pouvoir,une nouvelle et belle page de l’histoire du Chili s’écrivait:nationalisation des mines de cuivre qui étaient aux mains des multinationales américaines, des télécommunications propriétés d’ITT… la liberté d’exploiter est en danger.La droite (Parti National), l’extrême droite, les groupes fascistes, la Démocratie chrétienne, organisent le chaos!

« Plutôt les fascistes que le front populaire », même au prix du sang pour  » sauver le pays du communisme ».

Attentas, paralysie de l’économie: grève des camionneurs,des commerçants, manifs des bourgeoises des beaux quartiers, armées de « casseroles ». Le coup d’État, économique, politique, puis militaire se prépare. D’autant qu’aux élections législatives du 4 mars 1973, l’unité populaire se renforce, avec 43,39% des voix..

Ce 11 septembre 1973, Washington impose le pouvoir des bourreaux et le néolibéralisme des nixoniens  » Chicago boys ».

N’oublions pas… une rue du Havre rend hommage à cet homme d’exception.