Alors que la commission d’enquête publique avait donné un avis défavorable à l’implantation du parc éolien. Le 20 novembre, la préfecture a, elle, décidé d’accorder le permis de construire. c’est rare mais ça arrive … jusqu’à maintenant le Préfet suivait le rapport des commissions d’enquêtes, mais maintenant c’est devenu une politique : qu’importe l’opinion des gens, surtout si c’est en opposition avec l’ordre convenu. Ça me rappelle le vote des irlandais.
Rappel des faits
La société montpelliéraine la Compagnie du Vent avait déposé le 12 juin 2007 une demande de permis de construire six éoliennes sur le site de la Voie du Moulin. Le conseil municipal avait donné un avis favorable à cette implantation en mai 2008. Suite à cela, une enquête publique a été menée du 16 mars au 18 avril 2009. En mai dernier, la commission d’enquête a rendu un avis défavorable sur l’implantation de ce parc. La cause : le nombre d’habitations, avec vue sur le parc, serait trop important. On attendait depuis plusieurs mois une validation ou non de la part de la préfecture.
L’AVIS FAVORABLE DE LA PRÉFECTURE
Le 20 novembre, la préfecture a décidé d’accorder le permis de construire à la Compagnie du Vent. « Le dossier a été déposé. Ensuite, il y a eu une consultation des différents services de l’Etat : la Ddass, le Service départemental de l’architecture et du patrimoine, la Direction générale de l’aviation civile et d’autres, expliquait-on, hier, du côté de la préfecture. Tous les services ont donné un avis favorable au projet. Mais des prescriptions ont été émises par différents services pour faire en sorte que ce projet de parc s’intègre bien dans le paysage et ne crée pas de nuisances. La Ddass a insisté sur le volet des nuisances auditives par exemple. L’opérateur est bien sûr tenu de respecter ces prescriptions. Ce sont des garanties pour les résidents. »
La réaction des riverains
Ce permis de construire peut faire l’objet d’une contestation auprès du tribunal administratif dans les deux mois suivant la décision. Ce que comptent faire des riverains. Jocelyne Bohère fait partie du groupe de riverains qui refusent ce parc éolien. Hier, elle reconnaissait : « » Je suis en colère. La préfecture est passée outre nos revendications, n’a pas suivi l’avis des commissaires enquêteurs. On va se réunir avec une cinquantaine de riverains pour prendre un avocat et déposer un recours auprès du tribunal administratif de Rouen. On ne peut pas accepter l’implantation de ce parc : c’est notre sécurité et notre santé qui sont en jeu. Ça me choque qu’on installe des éoliennes à 500 mètres de nos maisons. C’est un emplacement inadapté ». »
Si le tribunal administratif est bien saisi, deux options se présentent : soit le tribunal rejette le recours qui a été formulé et la décision préfectorale est confirmée ; soit il décide d’annuler la décision qui a été prise par la préfecture et demande ainsi aux services de l’État de revoir le projet.
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