L’Égypte empêche la Marche pour la paix d’entrer à Gaza!

L’Égypte empêche la Marche pour la paix d’entrer à Gaza!

gazaUn an après l’agression israélienne contre la bande de Gaza, une Marche pour la liberté, qui rassemble 1 400 délégués, est bloquée et interdite d’entrée en territoire palestinien par les autorités égyptiennes.

Mille quatre cents militants, venus de 42 pays, sont bloqués en Égypte, alors qu’ils voudraient pénétrer dans la bande de Gaza, par le poste frontière de Rafah. Un nombre symbolique qui rappelle le nombre de victimes de l’agression israélienne contre ce territoire palestinien, il y a un an. Depuis, la population y vit sous le blocus israélien. Pourtant les besoins sont criants. Des centaines de camions de matériaux seraient nécessaires à la reconstruction. Seulement 41 ont été autorisés par le gouvernement israélien.

L’égypte cautionne israël

La Marche pour la liberté poursuit deux objectifs? : obtenir la levée du blocus et mettre fin à l’impunité d’Israël. Symboliquement, les marcheurs, dont 400 sont français, souhaiteraient entrer en territoire palestinien porter leur solidarité avec les Gazaouis, le 1er janvier. Parmi les marcheurs, on compte l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini, l’ancien ministre sud-africain Ronnie Kasrils ou Mgr Gaillot. Lundi, 250 Européens, Français et Belges pour la plupart ont affrété cinq cars pour tenter de rejoindre El-Arich, dernière grande ville avant Rafah, mais ils ont été stoppés par la police à 80 kilomètres du Caire, malgré l’agrément de l’ambassade de France. Depuis, « nous multiplions les contacts pour expliquer notre démarche aux autorités égyptiennes », déclare le président de l’association France Palestine Solidarité, le député honoraire Jean-Claude Lefort, présent sur place. La situation est compliquée à gérer pour le gouvernement égyptien, régulièrement accusé d’aider Israël. Le Caire est en effet en train de construire un mur souterrain afin de faire cesser la contrebande qui transite par les tunnels sous la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza. « Les principaux responsables du blocus sont les Israéliens, prévient Jean-Claude Lefort. Mais ils essaient de faire déplacer cette responsabilité de Tel-Aviv vers Le Caire. Ce que nous ne souhaitons en aucune manière. » Il appelle l’Égypte à ne pas tomber dans ce piège. Alors que la mobilisation se poursuivait hier dans la capitale égyptienne sous fort contrôle policier, la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a appelé le président Nicolas Sarkozy à réagir, dans une lettre dans laquelle elle rappelle que cette marche constitue « un acte politique symbolique utile dans les efforts convergents à entreprendre afin que le blocus de Gaza (…) puisse être levé », à l’image de ce que « demandent les autorités françaises ».

Gaël De Santis
Michel Barrier

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.