Recomposition . L’eurodéputé défend la constitution de « nouvelles majorités ».
Daniel Cohn-Bendit aime les mises en scène médiatiques. Il l’a encore prouvé ce week-end, en faisant défiler à ses côtés, sous l’oeil des caméras, Jean-Louis Borloo, Martin Hirsch et Marielle de Sarnez, conviés à une réunion « transpartisane ». Délivrant, là un conseil à Jean-Louis Borloo, ici un compliment à Martin Hirsh, qui aurait fait, selon lui, une belle tête de liste Europe Écologie en juin dernier, l’ex-soixante-huitard s’est posé en champion du consensus et de la main tendue à la droite. Loin du débat de fond sur les responsabilités du système capitaliste dans les désastres écologiques, la photo colle bien à « l’union sacrée » sur le climat voulue par l’eurodéputé à quelques semaines du sommet de Copenhague. « L’idée, c’est de casser les clivages gauche-droite sur des questions essentielles comme le climat » et, surtout, de dégager de « nouvelles majorités », a rapporté Franck Laval, porte-parole des amis d’Europe Écologie et organisateur de la rencontre. Les Verts, cheville ouvrière d’une recomposition au centre ? Marielle de Sarnez ne rêve pas d’autre chose, qui voit dans « l’excellent score » de l’écologiste Annie Poursinoff, soutenue par la gauche et le Modem dans la 10e circonscription des Yvelines, une validation de la « démarche » initiée par François Bayrou. « Ce résultat (…) illustre bien un besoin de rassemblements nouveaux où chacun apporte sa pierre : les écologistes avec la question vitale de la prise en compte du durable, les démocrates avec la perspective d’une société plus juste, d’un projet humaniste », a exposé, hier, l’eurodéputée centriste. « Être capable d’additionner tout en assumant en même temps nos identités respectives, c’est la clé indispensable pour réussir à créer les conditions d’un espoir nouveau pour le pays », a-t-elle insisté. Sans préciser que ces coalitions hétéroclites doivent surtout servir de tremplin à François Bayrou. Avec un seul objectif : 2012.
R. M.
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