sarkozy obamaLe président français a beau assurer qu’il entend être « un ami et un allié debout », En tout cas, Nicolas Sarkozy a marqué sa différence avec ses prédécesseurs, et implicitement avec Jacques Chirac, en annonçant que « la période des soupçons est finie ».
En quelques mots, Nicolas Sarkozy, à l’ouverture du sommet, a signifié l’abandon de la souveraineté pleine et entière de la politique étrangère et de défense, léguée par le général de Gaulle en 1966 lorsqu’il décida de quitter le commandement intégré.
« Nous sommes de la famille, nous sommes dans la famille », a martelé le président français. Cette référence à la famille, sous-entendue atlantique, place d’emblée la France dans un camp, alors que jusqu’à présent, tout en étant membre de l’Alliance atlantique, la France s’est toujours gardée d’apparaître alignée.
Cette posture singulière a été mise à profit à plusieurs occasions pour faire entendre une voix différente voire divergente avec les positions de ses alliés, États-Unis, et lui a permis d’être plus écoutée sur la scène internationale.
Sans remonter à la guerre du Vietnam et au discours de Phnom Penh du général de Gaulle, il est peu vraisemblable qu’une France « normalisée » dans l’OTAN aurait tenu tête comme elle l’a fait à l’administration américaine avant le déclenchement de la guerre en Irak.