Les cheminots dans le colimateur de Françoise Laborde

Les cheminots dans le colimateur de Françoise Laborde

Françoise Laborde n’est pas seulement journaliste sur la chaîne France 2 de la télévision publique, elle a aussi écrit un livre publié en 2008, juste après le conflit sur les régimes spéciaux. Manifestement, cet ouvrage lui a permis de déverser tout le fiel que lui inspirent les actions menées par les cheminots. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas du tout apprécié que ces “privilégiés” se mettent en grève pour défendre leurs droits et leur régime spécial de retraite ! Et pour couronner le tout, elle ose les traiter de collabos… Incroyable et pourtant vrai ! Ne freiner pas votre curiosité, lisez les pièces annexée, et surtout n’hésitez pas à lui retourner le compliments.

Michel Barrier

2 commentaires

Andrew Publié le16 h 22 min - 14 février 2009

Au sujet de Mme Laborde et de sa profonde culture des réalités historiques… (Ce qui lui vaudrait d’être licenciée, bottée au cul et renvoyée à l’école primaire… Voire traduite en Justice pour déni.)
Je suis cheminot.
Retraité depuis peu, j’eus un triste jour le devoir d’assurer « mon dernier train. » C’est un moment de la vie difficile à vivre. On a nettement le sentiment de laisser derrière soi tout un monde, une carrière, beaucoup de sueur, une vie. Beaucoup d’amis.
Ce dernier train était un train d’unité constituée embarquant des éléments du 1er régiment de spahis vers une OPEX. J’assurai la charge de conseiller chargement. Mon travail : Réaliser de la façon la plus stricte, dans l’intérêt de nos clients, pour la sécurité du transport et celle des riverains, le placement, l’arrimage, la préparation des véhicules de combat. Ca m’a valu de connaître de près les Etats-Majors, les commissaires militaires, les règles particulières de transport en cas de projection, en cas de crise. En cas de guerre.
Nous embarquâmes ce « dernier train » à Portes-les-Valence.
Un jeune lieutenant des spahis était là, afin d’assurer l’interface militaires/transporteur ferroviaire. Nous devions placer le convoi en attente de départ non-loin du poste 2 :
« Juste en face du mur des fusillés. Mon lieutenant, vous ne savez pas ? En 1944 circula un train surnommé « le train fantôme » emportant à Dachau 700 déportés politiques. Parmi les derniers. Malgré l’insurrection, les sabotages, les évasions, les cheminots allemands réussirent à passer, à arracher leurs victimes vers ce camp de la mort. Ici, à Portes, les camarades du dépôt refusèrent de préparer les locomotives pour la suite du convoi. Les allemands les ont collé au mur. Assassiné. Trente de mes camarades que je ne connaîtrai jamais. Voyez, mon lieutenant, être cheminot, ça veut dire ça. Aussi. »
Je n’avais jamais vu un officier claquer le garde-à-vous devant un civil.
Mme Laborde doit des excuses.
Et sa démission.
En 1945, elle eût été traduite devant les tribunaux d’épuration.
Comme les pauvres femmes auxquelles on reprocha d’avoir fricoté avec l’ennemi. mais elle, c’est encore pire.
Jean André SIMON.

beasty Publié le12 h 18 min - 6 mars 2009

Petite réponse au torchon écrit par cette collabo, qui circule dorénavant sur le net.
Pour ma part, je suis bien désolé de ne pas être le petit fils d’un cheminot mort pour la France. Sinon je pense que j’aurai fait en sorte que ce torchon ne soit plus disponible à la vente.