Alors que le gouvernement minimise la récession en prétendant que les fondamentaux de l’économie se portent bien, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a choisi l’occasion de la vente de fruits et légumes, organisée conjointement par son parti et le MODEF, pour faire sa rentrée politique.
Salaires : briser le tabou Objectif : rappeler les responsables politiques à leurs promesses sur le pouvoir d’achat des Français. Lors de cette initiative désormais très populaire, le PCF et le MODEF voulaient faire la preuve que payer le “ juste prix ” pour des tomates à 1,50 euro, la salade à 0,75 euro ou le melon à 1,50 euro, contre parfois le double en grande surface, pouvait assurer des prix rémunérateurs aux producteurs. À condition de s’en prendre au pouvoir des grandes centrales d’achat, encouragées par le gouvernement, qui s’assurent des marges exorbitantes en écrasant les prix payés aux producteurs. %%% Pour la secrétaire nationale du PCF, manger cinq fruits et légumes par jour devient mission impossible pour de nombreux ménages modestes. “ Pour une famille de quatre personnes vivant du SMIC, se payer 400 grammes par personne de fruits et légumes par jour équivaut à 12 % du SMIC ”, a-t-elle martelé aux médias, plaidant pour une “ hausse des salaires, des minima et des retraites ”. “ Tout le monde parle de pouvoir d’achat mais personne ne prononce le mot salaires, on dirait que c’est un mot tabou ”, a-t-elle dénoncé. Ce qui passe d’abord par démystifier le discours gouvernemental qui veut faire croire que le pays ira mieux quand les “ réformes ” seront terminées. “ La vérité, c’est que toutes les réformes vont contre le pouvoir d’achat, qu’il s’agisse des droits des retraités, des chômeurs, de la suppression des 35 heures, etc. ”, commente Marie-George Buffet. Pour avancer sur une alternative, elle propose par ailleurs l’organisation de réunions publiques avec toute la gauche dans tout le pays, au dernier trimestre, pour débattre “ des grands thèmes sur lesquels nous bloquons ” : Europe, OMC, salaires, financement de la protection sociale mais aussi relance industrielle, avec “ une nouvelle politique du crédit et une réforme fiscale ” comme leviers ?
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