285 millions pour Bernard TAPIE! le pactole, et en plus victime… invraisemblable!

285 millions pour Bernard TAPIE! le pactole, et en plus victime… invraisemblable!

c’est le montant de la note (salée) que les contribuables paieront à Bernard Tapie.L’indemnisation record a été confirmée lundi à l’issue d’une réunion sous tutelle du ministère de l’Économie.Christine Lagarde a annoncé qu’elle ne fera pas appel de la décision du tribunal.
Les élus communistes dénoncent l’intervention du Président de la République en faveur de celui qui n’a pas ménagé ses efforts pour soutenir sa candidature à l’élection présidentielle. »
C’est une attitude révoltante et scandaleuse, qui témoigne que la France de Sarkozy se divise en deux catégories, ceux qui doivent faire des sacrifices, et ceux qui ont le pouvoir…. et qui mégotent pour verser la prime à la cuve aux 3000 foyers de Caucriauville qui y ont droit.,…l’argent va à l’argent…

C’est la fin d’un long conflit juridico-politico-financier qui a vu s’affronter Bernard Tapie face au Crédit lyonnais. La fin d’un feuilleton à rebondissements qui, si on devait l’inventer, ressemblerait à une fiction d’été sur TF1 que l’on regarde en mal de plage. À la différence majeure que le contribuable met la main au porte-monnaie. 285 millions, pour être exact. Le pourvoi en cassation du ministère de l’Économie à l’encontre de l’indemnisation record envers l’ex-politicien ne devrait pas finalement avoir lieu. C’est la décision qui devrait selon toutes probabilité ressortir d’une réunion de l’Établissement public de financement et de restructuration (EPFR) et du Consortium de réalisation (CDR), organisme public chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, sous tutelle du ministère de l’Économie. La CDR devra donc payer la coquette somme à Bernard Tapie.

Petit résumé des faits. Le 7 juillet dernier un tribunal arbitral a condamné le CDR à verser 285 millions aux liquidateurs judiciaires du groupe Tapie : 240 millions au titre du manque à gagner et 45 millions au titre de préjudice moral. Le Crédit lyonnais est coupable d’avoir commis de lourdes fautes vis-à-vis de son client, Bernard Tapie au moment de la vente d’Adidas, propriété du groupe Tapie. La banque n’a pas tenu compte du mandat de son client en cherchant à négocier la vente, non pas à 2,085 milliards de francs, mais à 4,4 milliards de francs. Elle s’était aussi lancée dans une campagne très médiatisée de dénigrement du couple Tapie. Mais dénigrement ou pas, manque à gagner ou pas, l’affaire financière ne deviendrait-elle pas une affaire politique ? On peut se le demander au regard du montant exceptionnel accordé à Bernard Tapie à l’issue d’un arbitrage opaque décidé par les hautes instances de l’État. Et la décision de Bernard Tapie, alors au PRG, de soutenir le candidat Sarkozy en 2007, de prendre un sens nouveau. Le sens des affaires ? Non, le sens de l’appât du gain.

Mathilde Hamet pour le journal l’humanité

Michel Barrier

1 commentaire pour l’instant

jeff Publié le2 h 42 min - 9 août 2008

Si Tapie jouait au Poker, on pourrait dire qu’il a fait Tapis sur ce coup.