les « bons voeux » du Président Sarkozy

les « bons voeux » du Président Sarkozy

FRANCHISES MÉDICALES, RETRAITES, SALAIRES. Dès le lendemain des vœux de Nicolas Sarkozy, les malades sont lourdement taxés et le prix du gaz augmente de 4 %.

Attendez vous à la suite….le combat ne fait que commencer. Mobilisons nous..

Michel Barrier

1 commentaire pour l’instant

coquelicot Publié le18 h 38 min - 7 janvier 2008

comme je ne peux pas m’exprimer sur le cote du Président, je fais ici mon commentaire.

Le prix d’une politique de classe
En faire des tonnes et toujours plus, focaliser en permanence l’attention des médias : la recette l’américaine du président commence s’épuiser devant la réalité. Un tour de chameau n’efface pas les tours de cochon que le gouvernement multiplie. Le président s’était fait élire en promettant de “ gagner plus ”… mais il ne s’y engageait sans doute qu’ l’égard de ses amis du CAC 40. Ces derniers ont la fois la galette et la fève.
Le moral économique des ménages est au plus bas depuis mai 2006, vient de relever l’INSEE. Pas étonnant. La croissance est révisée la baisse, les salaires sont bloqués bien que l’inflation progresse, le prix des carburants va battre des records. Devant l’incapacité de Ségolène Royal incarner une alternative – elle avait baissé pavillon sur le SMIC, les 35 heures, les libertés – une majorité d’électeurs ont fait le pari que, peut-être, un surcroît de libéralisme marié au volontarisme améliorerait leur situation personnelle. Las, c’est de mal en bien pis. Et la farce des notations de ministres ne peut faire oublier la chasse aux chômeurs, le dépeçage des services publics, les milliers de postes d’enseignants supprimés.
Après huit mois de Sarko cirque, un deuxième acte s’ouvre pour cette présidence avec pour horizon les élections municipales et cantonales. L’Élysée a décidé de politiser le scrutin, reconnaît Fillon, et de s’investir fond dans cette campagne que vont livrer directement une dizaine de ministres et de secrétaires d’État. Pour brouiller les cartes et éviter un débat de fond, des opérations de débauchage se préparent dans la gauche convictions variables ou parmi les amis de François Bayrou que ne tente pas une traversée du désert. Des noms de dirigeants socialistes sont même cités. Raison de plus pour que les progressistes et l’électorat populaire choisissent partout un rassemblement nettement gauche et des candidats qui ne risquent pas de terminer dans les fourgons de l’UMP.
En tout cas, ces élections pèseront lord sur l’avenir. Sarkozy en espère un blanc-seing. Il serait périlleux pour le pays de le lui signer .