Le vote utile a fonctionné à plein! il pousse à la bipolarisation.

Le vote utile a fonctionné à plein! il pousse à la bipolarisation.

ne pas avoir à choisir entre le pire et le moins pire, ne pas avoir à glisser un bulletin de droite pour faire barrage à l’extrème droite, le traumatisme de 2002 était bien dans les têtes dans ce premier tour de la présidentielle.

Culpabilisés, beaucoup de citoyens qu’ils aient négligé d’aller voter ou qu’ils aient fait le choix d’un autre candidat que Jospin, éliminé au 1er tour en 2002, ont décidé avant toute chose, qu’on ne les y reprendrait plus.La peur au ventre de voir au deuxième tour un face à face Lepen Sarkozy, a inciter à une inscription massive sur les listes électorales, une participation importante dans les différents meetings. et ils sont aller voter en masse,85% d’électeurs, la plus forte participation depuis 2005,afin d’assurer cette fois ci la présence de gauche au deuxième tour. Combien de fois n’ai-je pas entendu: » » le programme de Marie George BUFFET, c’est celui qui me convient le mieux,mais pour cette élection je vote utile » ».Culpabilisés, d’autant plus que le parti socialiste, et sa candidate,plutôt que s’ancrer réolument à gauche, ont usé au maximum du vote utile pour assurer leur score du premier tour, au risque d’ailleurs de manquer de réserve pour le second.Ce vote utile a fonctionné aussi à droite, et d’autant mieux que Sarkozy a ouvertement racolé les électeurs de Le Pen, leur a donné des gages.Le piège d’institutions modelées pour pousser à la bipolarisation semble avoir bien fonctionné en 2007.

Michel Barrier

4 commentaires

étoile rouge Publié le10 h 28 min - 23 avril 2007

Non, non, non, il ne faut pas continuer de se voiler la face, le vote utile, la peur de Sarko, etc, etc.
Depuis 1981, la 1ère fois où j’ai voté jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours voté PC ou sa consigne (sauf maastricht où je m’étais fait avoir et voté "oui"), et là, c’est la 1ère fois où j’ai hésiter entre Marie-George et besancenot. Je me suis demandé si mon vote n’aurait pas plus de poids à gauche, si je votais pour le facteur. j’ai finalement voté Marie-George, mais si on continue dans la direction, je me demande si ce n’est pas la dernière fois !

Si on continue de se dire que c’est conjoncturel, qu’il y a une raison en dehors du parti, que nous n’avons pas fait d’erreur, que ce sont les autres qui se trompent, etc., dans 5 ans le PCF fait moins de 1% et dans 10 ans, nous n’aurons pas les 500 signatures pour nous présenter!

Il faut que cette election soit un electrochoc et qu’on se pose les vrais questions, que le combat de nos pères ne soit pas des combats dans le vide!
La vague du NON aurait du nous porter aux portes du pouvoir, au lieu de ça, avec l’insistance à vouloir la direction du mouvement (même si nous avons été à la pointe du combat, il faut des fois savoir lacher du lest), nous avons effrayé même ceux qui revenaient chez nous après quelques temps d’errance.

Posons-nous les vrais questions, ne nous voilons pas la face!

yann Publié le12 h 27 min - 23 avril 2007

tu as raison sur de nombreux points étoile mais l’heure n’est pas encore au remise en question mais au combat pour éviter que la france ne passe aux mains de gens très très à droite qui ne pensent entre autre qu’à remettre en question nos conditions de travail, nos rénumérations, mais comment un salarié peut-il voter sarkozy? mais comment peut-il croire que cet allié des patrons peut se soucier de ses petits tracas quotidien? c’est vraiment troublant, il faut être sacrément content de son sort pour pouvoir se le permettre. si la france ne basculera pas dans l’extrème droite cette fois ci, c’est sur elle risque de basculer dans la droite extrème, celle du capitalisme démeusuré et de l’enrichissement personnel. Salariés, employés de tout bords réveillez-vous, ne votez pas contre vous, déposez le bulletin royal.

Coquelicot Publié le17 h 17 min - 24 avril 2007

LE MONDE, LE FIGARO, LE PARISIEN…ET PARIS NORMANDIEavec ses éditions locales
ils ont tous fait la promo de Le Pen
Encore trop élevé le score de Le Pen, et bien trop banalisées ces idées!
Mais comment vraiment s’en étonner alors que, des semaines durant, les plus grands journaux lui ont ouvert leurs colonnes, banalisant son discours de haine. L’attitude de ces médias a été proprement scandaleuse. Des doubles pages offertes à l’extrême droite sans retenue, sans réserve, comme si de rien n’était ! Comme si la France, sa jeunesse ne s’était pas levée tout entière pour lui faire barrage, il y a cinq ans. Pas question d’invoquer l’égalité de temps de parole. Rien n’oblige les journaux à favoriser l’insupportable banalisation du propos lepeniste, fut-elle en cours dans une partie de l’opinion. Car il faut encore et toujours poser la question : qu’est ce qui peut bien justifier une telle promotion, pire, une telle institutionnalisation d’un homme et d’un parti qui n’ont qu’un objectif, fouler aux pieds la République, ses valeurs et ses principes d’égalité ?
Les arguments, on les connaît, mais ils ne tiennent pas. Le Pen se serait assagi, entend-on dire ici ou là. Mais qu’on écoute ou qu’on lise ses discours avant de dire n’importe quoi. Pas besoin d’aller chercher bien loin, d’ailleurs, pour lire, intacte, la pensée raciste du leader du FN. Il suffit de puiser dans les entretiens en question publiés sans commentaire, sans distance, comme si Le Pen et ses idées étaient devenues fréquentables.
Le Parisien du 15 avril : “ Jacques Chirac a eu tort de reconnaître le rôle de l’État français dans la déportation ”; quant à la Shoah, “ c’est un sujet que je n’aborderai pas, ces débats ne sont pas en France dans le domaine de la liberté d’expression ”.
Le Monde du 15 avril : “ Vous n’allez pas me faire la querelle de l’inégalité des races, dont j’ai apporté la démonstration en disant qu’il était évident que les Noirs étaient très supérieurs aux Blancs dans la course à pied et qu’en revanche en natation les Blancs leur étaient supérieurs…”.
Le Figaro, 12 avril : “ Ceux qui nient les racines chrétiennes de l’Europe sont des lâches. Tout le monde peut renier sa mère, mais cela n’empêche pas qu’on soit sorti de son ventre ”.
Pire encore, dans France-Soir du 26 mars, la double page d’interview de Le Pen est accompagnée d’un commentaire de son directeur de rédaction, Dominique Jamet, une véritable ode à la banalisation du FN : “ Le Pen est-il un apprenti dictateur ou une sorte de tribun de la plèbe, la voix de ceux qui n’ont pas la parole ? ” interroge Jamet pour aussitôt répondre : “ Ni le FN ni son chef ne sont jamais sortis du cadre de la loi et n’ont cherché à imposer leurs idées ailleurs que dans les urnes et par les voies normales de la démocratie […]. Ce que certains appellent la lepénisation des esprits, on pourrait plus simplement parler de la prise en compte des réalités que sont l’immigration, l’insécurité ou la dilution de l’identité nationale ”.
Quels qu’en soient les motifs invoqués, le traitement banalisé de ces propos est irresponsable, encore plus si on le compare à la discrimination dont sont victimes dans ces mêmes colonnes des candidats dont la fidélité aux valeurs démocratiques est justement constituante de la République française. L’hypocrisie a bon dos. Il est vrai qu’avec Sarkozy, le mauvais exemple vient de haut et qu’à l’inverse, d’autres, à gauche, n’en ont pas fini avec les vieux démons de l’instrumentalisation du FN comme repoussoir.
Les leçons du 21 avril 2002, justement, nous montraient pourtant où menaient ces instrumentalisations aveugles. En vain, apparemment ?

philippe Publié le1 h 26 min - 25 avril 2007

Le résultat de Marie George sorti des unrnes ce 22 avril n’est évidement pas représentatif du vivier de voix PC. Outre la propagande anti Communiste orchestrée par des médiats à la botte de la droite et des "sociaux libéraux", bien sur que le spectre du 21 avril 2002 hantait encore les esprits. La petite différence qui fait que cette crainte de revoir le scénario catastrophpe du 21 avril 2002 a peut-être pesé plus lourd sur le score du PC est justement cette prise de conscience et cette responsabilité moins perseptible sur d’autres électorat plus partisans et moins soucieux. L’échèc sur la désignation du candidat qui devait porter un programme anti libéral élaboré en commun et si utile pour les couches populaires en est la démonstration. Enfin cela reste mon analyse personnelle et n’a pas d’autres prétentions! Je ne cherche pas à me voiler la face c’est promit!!! aujourd’hui les faits sont là, ils ne nous reste pas grand choix, je n’aimerai pas qu’à l’issue du deuxième tours le petit "Busch rit"