à l’écoute de l’émission « l’Invité se met en quatre », hier sur France Inter, le doute n’est plus permis. Invitée au mieux jeudi, suite à la défection la veille de Ségolène Royal – preuve qu’elle est considérée par les médias comme l’égale des candidats -, elle a saisi l’occasion de faire une bonne audience. La patronne des patrons a eu quarante minutes pour développer son programme ultralibéral, cloné sur celui de Nicolas Sarkozy. À moins que ce ne soit l’inverse.
__Chantre de « l’employabilité »__ (ensemble des préalables à posséder afin de chercher, de trouver et de conserver un emploi, selon l’universitaire américain Brian Bolton), parce que la formation touche au portefeuille. __Madonne de la « séparabilité »__, parce que le mot licenciement fait peur. __Icône de « l’agilité »__ (que l’on retrouve également dans la bouche de Ségolène Royal) parce que « corvéabilité » fait mauvais genre. Hier, Laurence Parisot avait tous ces visages. Sur lesquels elle pose un masque impavide pour défendre les grands patrons injustement attaqués : leurs gros salaires sont « mérités ». Et leurs parachutes dorés ? Sans ça, ils fuiraient à Londres ou New York. Si c’est pour lutter contre les délocalisations…Le MEDEF est en campagne! G. M.
Laisser un commentaire