Il aura donc manqué deux députés pour que la gauche puisse déposer une motion de censure « de » gauche. Autrement dit un souffle, un rien. C’eût été pourtant un coup de tonnerre dans cette Assemblée nationale que l’exécutif cherche par l’ultime forfaiture que constitue l’usage du 49-3 à humilier en la renvoyant à une vulgaire chambre d’enregistrement. C’eût été également une vraie réplique de gauche, visible et compréhensible. Nous parlons là de cette gauche pardonnez cette tautologie qui défend vraiment les intérêts du peuple, des salariés, et l’avenir même des droits du travail dans notre pays, cette gauche, en somme, qui refuse de lâcher un lien sacré : l’union du populaire et du régalien. Un lien que s’est employé à sectionner le couple HollandeValls avec tant de vergogne que nous sommes en droit de demander aujourd’hui : qui a manqué à l’appel pour que cette motion de censure puisse être déposée ? Sachant que la posture critique ne suffit plus en ce moment si crucial, il faudra que ceux qui ne souhaitaient pas voter cette loi travail qu’ils soient « frondeurs », « aubrystes », écologistes ou autres sans pour autant franchir le Rubicon d’une censure de gauche réfléchissent bien au sens de leur grave manquement…extraits de l’édito de JEAN-EMMANUEL DUCOIN dans l’humanité de ce jour
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