Les Palmes Académiques pour Simone DUVAL, et le bénévolat!

Les Palmes Académiques pour Simone DUVAL, et le bénévolat!

simone DuvalLe samedi 6 septembre entourée des membres de sa famille, et de nombreux amis, Simone DUVAL a reçu la distinction des Palmes Académiques au cours d’une cérémonie à laquelle participait monsieur Rufenacht le Maire du HAVRE ainsi que Monsieur l’inspecteur d’Académie.Avec une émotion maîtrisée et afin que cette manifestation soit utile,elle a tenu à faire l’éloge du bénévolat,afin d’interpeller les élus et chacun d’entre nous sur la place et au rôle des bénévoles dans la cité. Imaginez qu’un matin ils décident ensemble de mettre un terme à leur activité !!!Mais comme vous le lirez, elle termine sur note des plus optimistes, eu une confiance inaltérée dans le bénévolat.

Après ces paroles beaucoup très élogieuses je tiens à remercier ceux qui sont à l’origine de cette manifestation et vous tous qu’êtes venus me témoigner votre estime, votre amitié.simone Duval

Et puisqu’à cette rencontre vous avez donné une dimension que je n’attendais pas, j’en profiterai pour faire ici l’éloge du bénévolat car c’est bien pour mon engagement que vous avez tenu à me remettre cette distinction.

Les bénévoles ? Ils sont des milliers dans nos quartiers partout en France et à travers le monde. Ils interviennent dans les domaines les plus divers tissant d’innombrables réseaux d’informations, de luttes, de solidarité dont le développement contribue à une meilleure qualité de vie pour les plus démunis et à des avancées sociales vers une société plus humaine.

Nous en avons l’expérience ou des exemples au quotidien :

– c’est une visite à l’hôpital pour organiser des activités ludiques avec des enfants malades ;

– c’est une présence dans les résidences auprès des personnes âgées qui souffrent autant de la solitude que de la perte progressive de leur autonomie. Qui dira pour elles le prix d’une parole, d’un sourire ?

– Ce sont les militants d’associations telles l’USEP, l’UFOLEP, l’AGPA, Saint-Thomas d’Aquin … tant d’autres qui font aimer et pratiquer les disciplines sportives avec leurs joies et l’apprentissage des règles.

– C’est un moment d’échange dans les prisons pour apporter aux détenus l’espoir d’une libération, d’une réinsertion.

– Autour de l’école, c’est un moulage d’intervenants dont l’objectif est d’assurer les meilleures conditions pour l’épanouissement des enfants : délégués départementaux de l’Education Nationale, association des parents d’élèves militants de l’accompagnement et du soutien scolaire, lire et faire lire… Le champ d’activités des bénévoles s’étend aux grands problèmes humanitaire qui se ramènent : en fait, à la défense des droits de l’homme. Car se nourrir, se loger, se former pour acquérir un métier et pouvoir l’exercer, jouir de la liberté en respectant celle des autres afin que chacun contribue à l’évolution de la société vers plus de justice et d’humanité…

N’est-ce pas l’objectif poursuivi par ces actifs, ingénieux, créatifs, généreux, infatigables… Et parfois, un peu fatigués ! Aujourd’hui, renouveler un bureau, élire un Président peut mettre en péril la vie d’une association.

Difficile d’être militant, de se mobiliser dans la durée alors que la vie moderne offre tant de perspectives !

Certes, on se mobilise encore sur des actions ponctuelles pour les grandes causes mais sans vouloir s’engager davantage. De l’intérêt collectif on a glissé peu à peu vers l’individualisme qu’on l’accepte ou qu’on s’en défende, les médias : radio, télévision, Internet, presse, publicité, conditionnent l’opinion publique et modifient les comportements : de l’appartement au pavillon du foot, du basket, du hand, au ski, au tennis, au cheval, à la planche à voile et pourquoi pas au saut à l’élastique ? Vous sauriez ?

Je ne me hasarderai pas sur le terrain des valeurs aujourd’hui si contreversées ! Je constate seulement, que l’argent est devenu le symbole de la réussite et je m’inquiète de voir sa conquête mobilisée les énergies qui nous font défaut.

Cette évolution affecte vos associations et pèse sur les bénévoles qui doivent faire face à des contraintes des plus en plus lourdes : les unes, justifiées par les soucis sécuritaires (mais le risque zéro n’existe pas jusqu’où faut il aller ? alourdissent les charges de budget souvent fragiles ; d’autres plus directement liées aux ressources : fini le temps des subventions qui venaient équilibrer un bon bilan d’activités ou soutenir un projet initié par l’association. Aujourd’hui, la démarche s’est inversée ; ce sont les institutionnels ayant établit leur programme d’action sociale, sportive, éducative, culturelle font appel à des partenaires en réalité devenus prestataires de service pour les mettre en œuvre.

Les associations doivent s’inscrire dans ce nouveau schéma avec l’ouverture à la concurrence par le biais d’appel d’offre et l’obligation de réaliser des études toujours coûteuses pour des projets qui ne seront peut être pas retenus.

Ainsi cette évolution qui affecte la vie de nos associations accroît la responsabilité pénale et financière des bénévoles.

A ce jour, le contexte politique et économique s’inscrit dans la loi du marché qui tend à s’imposer aux Elus des communes, des agglo des Conseils Généraux et Régionaux leur renvoyant le poids de choix difficiles.

Et si j’ai retenu pour cette intervention, le thème du bénévolat, c’est afin d’interpeller les Elus et chacun d’entre nous afin de réfléchir à la place et au rôle des bénévoles dans la cité.

Imaginez qu’un matin ils décident ensemble de mettre un terme à leur activité !!!

Ce serait un moment de grave dépression dans la population qui susciterait pour tous de réelles inquiétudes. Rassurez nous, ce jour ne viendra pas car il y aura toujours quelque part des hommes et des femmes qui veulent donner du sens à leur vie.

Michel Barrier

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