Le capitalisme financier mondialisé nous conduit dans le mur.Nous n’avons rien à y gagner, le moment est venu de ne plus en accepter les règles.
Ils ont été annoncés tout au long de la semaine par les grands groupes français, Total, BNP-Paribas, France Télécom, Danone, etc., a-t-on seulement le droit de s’indigner, plus simplement de s’interroger, de questionner l’ordre du monde, de se demander si, finalement, tout cela ne fonctionne pas en dépit du bon sens ? Au rythme d’ores et déjà annoncé, les profits du CAC 40 devraient en 2005 exploser le record des 65 milliards d’euros de l’an passé. Les compteurs pourraient franchir la barre des 80 milliards d’euros, en hausse de plus de 20 % ! Or quels signes positifs ces résultats envoient-ils à notre pays ? Dans tous ces groupes, le seul critère de bonne santé s’appelle rentabilité. Tous les gains de productivité liés aux nouvelles technologies, au meilleur travail des hommes lui sont sacrifiés. Pour les salariés, l’addition se paie cher : licenciements, précarité, surexploitation, mise en concurrence, blocage des salaires… Les profits ne servent qu’à conforter la croissance financière : dividendes accrus pour les actionnaires, rachats de leurs propres actions par les entreprises pour faire monter les cours, placements financiers pour alimenter les trésors de guerre… En toutes circonstances, la finance pille les ressources. Dans ce système, tous les groupes sont autant prédateurs que proies. Ils mangent les autres jusqu’au jour où vient leur tour. Arcelor, menacé d’OPA, dégage lui aussi des profits records. C’est pour cela qu’il faut maintenir la pression en faveur de la rentabilité, rétorquent les autres patrons du CAC 40. Faux : dans cette spirale infernale, personne n’est à l’abri. Non seulement l’enflure financière précède la chute, mais en attendant elle stérilise toutes les ressources au profit de la guerre financière mondialisée, appauvrit les hommes en sacrifiant emplois et salaires, affaiblit les États en laminant les dépenses publiques, détruit les solidarités en asséchant les coopérations. Et le bien-être humain là-dedans ? Et le sens de la civilisation ? . Pour nos adorateurs du veau d’or, c’est le seul monde pensable. Pour les salariés d’ici et d’ailleurs, il est temps de s’en dégager en pénalisant la croissance financière, en revalorisant massivement les salaires et le travail, en finançant les solidarités, en partageant les dépenses sociales utiles, en cassant la concurrence sauvage imposée par la course aux rendements.
Michel Barrier
Malik Mersali Publié le15 h 13 min - 27 février 2006
continuons a tisser notre toile sur le web et créons des liens!!
bravo
malik mersali
maire -adjoint pcf vitrolles 13
le blog de malik vitrolles.comm.over-blog….
1 commentaire pour l’instant