Mais ne soyons pas dupe, c’est un véritable tour de passe-passe.Si l’artcle 8 a bien été modifié, les autres dispositions de la loi dite « sur l’égalité des chances » restent intactes : apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, etc. Le CNE, dispositif inspiré de la même logique que le CPE pour les entreprises de moins de 20 salariés, demeure en vigueur.
Cette victoire résulte de la force exceptionnelle du mouvement engagé dans l’unité entre les lycéens, les étudiants et les salariés avec leurs organisations syndicales, avec le soutien des partis de gauche et de l’immense majorité de notre peuple. Au cœur de toutes les logiques libérales, le CPE était l’instrument et le symbole de la volonté de précariser tout le monde du travail, de casser le code du travail et d’installer l’insécurité pour tous au cœur de la société française. Comme la victoire du 29 mai, celle que le mouvement populaire vient d’arracher manifeste l’exigence de rompre avec ce projet. De ce point de vue, le dispositif annoncé par le gouvernement et les présidents de groupe UMP à l’assemblée nationale et au sénat n’y répond absolument pas. Face à la lame de fond du refus de la précarité et de la casse du code du travail ; face aussi aux exigences de qualification, de créations de centaines de milliers d’emplois stables et justement rémunérés pour remplacer les départs en retraite qui vont s’accélérer jusqu’en 2015, ce qu’il faut, c’est réorienter résolument les choix économiques et de formation mis en œuvre. Il faut poursuivre l’action pour obtenir l’abrogation pure et simple du CPE et à faire avancer les mesures nécessaires pour contester la logique de précarité inspirée par le MEDEF, en assurant réellement une sécurité de l’emploi et de la formation aux jeunes et à l’ensemble des salariés par le renforcement du Code du travail
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