C'est l’autre donnée majeure de ce scrutin.Il est victime de ses ambiguïtés - écartelé entre les revendications sociales des salariés et sa participation à la direction de l’Europe libérale - et de son incapacité à offrir une perspective de vrais changements. Les premiers résultats recueillis parmi les vingt-six autres pays témoignent d’un revers global pour la social-démocratie qui permet aux conservateurs de conforter leur présence à Strasbourg. Les différents PS européens sont trop engagés dans des politiques communes avec la droite - certains gouvernent avec elle - pour présenter une issue crédible face à la crise. Tout cela se paie cash. En France, les responsables socialistes auraient tort de s’enferrer dans des stratégies d’alliances avec les centristes de tout poil.